Greffes de gencives

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En dehors des gingivites et des parodontites sévères, les gencives font rarement parler d’elles. Elles peuvent pourtant s’amenuiser et laisser les racines exposées avec un risque de carie et d’hypersensibilité dentaire. Cette récession gingivale peut aussi compromettre l’aspect esthétique du sourire.

La greffe gingivale redonne de l’épaisseur et de la hauteur à la gencive affaiblie, ce qui stoppe sa récession. À la fois réparatrice, préventive et plastique, cette chirurgie vient renforcer les tissus de soutien pour protéger les dents et, souvent, restaurer un joli sourire.

La gencive recouvre la racine des dents et l’os alvéolaire qui les maintient dans la mâchoire.    La greffe de gencive est utilisée pour corriger et stopper sa perte de hauteur ou « récession ».  Les racines dénudées  sont en effet plus vulnérables aux caries et aux hypersensibilités dentaires pouvant altérer la qualité de vie.

Les gingivites et parodontites sont des facteurs déclenchants. Cependant, lorsque le parodonte est trop sérieusement touché, avec une perte osseuse importante, la greffe gingivale seule n’est pas indiquée.

Quelles sont les contre- indications avant l’intervention ?

Les contre-indications liées à une opération chirurgicale s’appliquent dans le cas de la greffe de gencive. Elle est donc déconseillée aux personnes souffrant de :

  • de diabète
  • d’hypertension et autres problèmes cardio-vasculaires,
  • d’insuffisance respiratoire.

Par ailleurs, plus spécifiquement, la greffe des gencives est parfois déconseillée aux patients dont le parodonte est trop sévèrement touché et où la perte osseuse est importante. La gencive greffée n’aurait en effet pas assez d’os sur lequel s’appuyer. Cette dernière contre-indication est généralement émise par le chirurgien dentiste lors de la consultation préalable à l’opération.

Enfin, le tabagisme est également une contre-indication particulièrement importante à une greffe de ce type. Fumer juste avant et après une telle opération réduirait fortement les chances de succès de celle-ci.

Comment se déroule l’intervention ?

La greffe gingivale est effectuée sous anesthésie locale, soit au cabinet du dentiste, soit dans un centre hospitalier.
L’opération se décompose en trois phases :

  • La préparation de la gencive qui recevra la greffe : lors de cette première étape le chirurgien va désépaissir la gencive à l’aide d’un bistouri ou de petites curettes pour la préparer à recevoir la greffe ;
  • Le prélèvement du greffon(dans le cas d’une greffe autogène) ;
  • La pose du greffon et la suture.

Une fois le greffon en place, le dentiste viendra placer un pansement pour maintenir le tout en place et éviter les infections.
Il est important de noter ici que les techniques de greffe évoluent sans cesse et que les spécialistes utilisent de plus en plus les greffes de tissu conjonctif ainsi que celles de biomatériaux, qui donnent des résultats très esthétiques et durables.

Quelle est la conduite à tenir après l’intervention ?

Dans les premières 24 à 48h après l’opération, il est conseillé de se reposer, d’éviter les sports violents et de prendre des antalgiques ou des anti-inflammatoires si la douleur est intense.
Si l’on observe un gonflement de la joue, on peut également utiliser un pain de glace.
En revanche, il vaut mieux éviter les bains de bouche pour éviter de bouger le greffon, même si l’on remarque des saignements.
Dans les jours suivants, il faudra continuer à protéger le greffon en évitant de manger et de se brosser les dents du côté de la greffe. Au niveau de l’alimentation il conviendra également d’écarter les aliments acides ou vinaigrés, mais également ceux servis trop froids ou trop chauds.
Environ une semaine après l’intervention, une visite de contrôle se fera afin de s’assurer que la greffe prend bien et que la cicatrisation est en cours.
Il faut en effet compter trois à quatre mois pour que la nouvelle gencive soit parfaitement cicatrisée.
Le taux de succès des greffes de gencive est en effet très élevé et les résultats sont la plupart du temps permanent, mais ils peuvent facilement être compromis par un mauvais suivi des soins post-opératoires et en particulier d’une reprise trop précoce du tabagisme.